Communiqué de presse SOGEPA s.a. 21/02/2014 - Thermic Distribution Europe

Vendredi dernier en fin de matinée, un conseil d’entreprise extraordinaire s’est tenu chez Thermic Distribution à Couvin. Il a été fait part aux membres du personnel de l’arrêt anticipé de la période de procédure de redressement judiciaire en cours.


Vendredi dernier en fin de matinée, un conseil d’entreprise extraordinaire s’est tenu chez Thermic Distribution à Couvin. Il a été fait part aux membres du personnel de l’arrêt anticipé de la période de procédure de redressement judiciaire en cours.

En conséquence, la mise en faillite de la société a été prononcée mercredi par le Tribunal de Commerce de Dinant.

Thermic Distribution est active depuis 160 ans, d’une part, dans la production de pièces en fonte pour compte propre ou en sous-traitance pour d’autres entreprises et, d’autre part, dans le montage et l’assemblage de poêles de chauffe de tous types en fonte et en métal commercialisés sous les marques Nestor Martin, Efel et Surdiac. Elle occupait près de 160 travailleurs dans une région qui constitue un des berceaux historiques de la production de fonte dans la zone franche Couvin – Charleville - Sedan.

La société était en procédure de redressement judiciaire depuis le mois de septembre 2013, alors que de nombreux travailleurs étaient dans une situation de chômage économique de longue durée depuis de nombreux mois.

Après avoir connu d’importantes difficultés au redémarrage de sa fonderie en octobre 2013, un incendie s’est déclaré dans son four de fonte au début de cette année. Ce dernier a provoqué l’arrêt complet des activités. Le coût élevé des réparations, conjugué aux difficultés financières que connaissait la société, lui ont porté un coût fatal.

De son côté, l’actionnaire espagnol, très largement majoritaire dans la société (plus de 97 %), n’a pas été en mesure de réunir les moyens financiers nécessaires à son redressement. Les banques ont procédé au resserrement des crédits et les fournisseurs ont exigé des paiements comptants.

Depuis l’annonce de la faillite, des marques d’intérêt ont été reçues en vue d’une éventuelle reprise, souvent partielle, des activités.

Il appartient avant tout aux trois curateurs qui ont été désignés par le tribunal de commerce d’analyser les offres qu’ils pourraient recevoir.

De son côté, convaincue des opportunités industrielles, la Région Wallonne, via la Sogepa, est prête à participer à l’examen des projets qui seraient soumis par tout investisseur privé et le cas échéant, à analyser la possibilité d’intervenir aux côtés d’un tel candidat s’il dispose d’une capacité d’investissement et propose un projet industriel solide, crédible et durable sur base d’un business plan qu’elle étudiera attentivement

Toutefois, pour pouvoir espérer redémarrer une activité sur le site de Couvin, il est impératif à la fois d’agir vite afin de ne pas perdre la clientèle existante. Il faut également obtenir un accord rapide sur la propriété des marques, brevets et outillages, qui font l’objet d’un litige entre les actionnaires actuels de la société – le Holding Espagnol Ecomasa et l’ancien propriétaire des lieux, Monsieur Rudy Cyris.

C’est la raison pour laquelle, à défaut de trouver à court terme un investisseur privé (dont la recherche constitue clairement le premier choix), et pour autant qu’un accord raisonnable (c’est-à- dire en lien avec la marge économique réelle de la société qui serait créée pour reprendre l’activité), puisse être trouvé sur la question des marques, brevets et outillages, la Wallonie, via la Sogepa, pourrait envisager à titre transitoire de se porter candidate pour une reprise partielle de l’activité. Cette reprise s’effectuerait bien évidemment parallèlement à la recherche d’un repreneur.

Ce projet de reprise ne concernerait pas la Fonderie, pour laquelle diverses options sont actuellement à l’étude avec des partenaires privés (allant de la recherche d’un repreneur, à la création d’une nouvelle fonderie avec un autre partenaire privé actif dans la région et, à défaut, vers une sous-traitance).

La résolution du point relatif aux marques, brevets et outillages constitue en toute hypothèse un élément indispensable préalable à toute relance des activités, alors qu’un litige est toujours pendant à ce sujet via une procédure d’arbitrage qui se déroule au Luxembourg (les marques et brevets appartiennent en effet à une société de droit luxembourgeoise).

La Sogepa est convaincue que Thermic dispose d’un know-how et d’une compétence reconnue dans son domaine d’activité. La volonté est que la faillite de la société puisse permettre de relancer l’activité sur la base d’un projet industriel fort. 


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